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À toi qui as eu, qui as ou qui auras le coeur brisé.

June 19, 2017

 

Salut à toi,

 

peut-être qu’au moment où tu me lis tu te sens bien et tu ne comprends pas la nécessité de te rendre jusqu’à la fin de ce texte, peut-être que tu viens de remonter la pente la plus abrupte que tu n’avais jamais descendue de toute ta vie, peut-être aussi que t’es en pleine peine d’amour et que t’es entrain de noyer ton oreiller de larmes tellement t’as mal. En ce moment, tu préfères peut-être laisser pourrir n’importe quelle fleur qui tenterait de traverser les pesticides que t’as étalés sur la route sinueuse qui amène vers le « oneway » de ton cœur, mais ce ne sera pas éternel. 

 

À toi qui l’as vécu, qui le vis ou qui le vivras, je veux te dire une chose, tu t’en remettras. Pour l’instant t’as mal parce que tu pensais peut-être que c’était le bon. T’as mal parce que tu te sens trahi, tu te trouves idiote de t’être laissé prendre au jeu dangereux et épeurant qu’est l’amour. T’as mal parce que tu te dis que tu ne veux plus jamais revivre ce sentiment dégueulasse qu’est l’amour, mais en même temps t’es terrorisée juste à l’idée de ne plus jamais le ressentir de ta sainte vie. T’as mal parce que tu penses que t’es seule et que tu mérites ce qui t’arrive. T’as mal parce que tu retournes la même petite question dans tous les sens depuis des heures, des jours, peut-être même des mois; pourquoi?

 

Tu le sauras probablement jamais vraiment pourquoi. Tu finiras par avoir une bonne idée, mais tu ne seras jamais vraiment certaine du pourquoi alors arrête d’essayer de comprendre l’incompréhensible. Je veux juste te dire que ce n’est ni toi ni lui le problème, c’était vous.

 

C’était vous parce qu’il faut être deux pour danser le tango, comme il faut être deux pour parler d’une relation et de toutes les belles et les moins belles choses qu’elle apporte. Vous n’avez peut-être pas terminé votre relation d’un commun accord ou en bon terme, mais c’est simplement parce qu’il n’était pas la chaussure de verre qui allait parfaitement à ton pied. Je sais, tout le monde te dit ça… Je sais aussi que tu n’as pas le goût de le lire et encore moins de le lire d’une pure inconnue. Tu n’as pas encore envie de flirter avec l’idée que tu n’avais peut-être pas choisi la bonne grandeur de soulier, mais tu finiras par le comprendre et c’est important que tu le comprennes par toi-même. Je te le promets, tu finiras par t’en rendre compte. Peut-être pas demain, sûrement pas après-demain, mais tu finiras par t’en rendre compte et tu sais quoi? Tu recommenceras à goûter au bonheur d’être seule et c’est à ce moment que tu trouveras une pointure qui convient parfaitement (ou presque) à ton pied qui semblait si difficile à chausser il y a de cela quelques mois.

 

Laisse-toi le temps, laisse-toi le temps de te réparer, laisse-toi le temps d’oublier, laisse-toi le temps de pleurer jusqu’à ce que t’es épuisé toutes tes réserves en eau des dix prochaines années, laisse-toi avoir peur, laisse-toi rêver à ton idéal, laisse-toi réapprendre à vivre seule, laisse-toi réapprendre à t’aimer toi-même, mais surtout laisse-toi aimer à nouveau.  Ne te ferme pas sur les autres qui t’entourent, ceux-là, ils ne veulent pas te quitter, ils veulent seulement t’aider. Laisse-les te complimenter, laisse-les t’aimer, laisse-les t’aider, laisse-les te faire rire quand tu n’en as pas envie, et quand ils le font, dis-leur merci

 

 

N’aie pas peur d’aimer à nouveau, n’aie pas peur de te laisser être aimé, n’aie pas peur de rire aux éclats, n’aie pas peur de t’ouvrir aux autres, n’aie pas d’être toi-même, n’aie pas peur de t’affirmer, n’aie pas peur de vivre tes émotions, n’aie surtout pas peur de te sentir en vie…

 

Et n’oublie jamais que tu n’es pas venue au monde en couple. Avant lui, t’avais une vie et après lui t’en auras encore une. Le soleil se couchera tous les soirs pou